— Le succession de Fardier !
Silencieux un moment, il savoura le bonheur dont il suffoquait, le plus éclatant bonheur qu’il pût concevoir. Mais déjà il s’y accommodait. Le rayonnement de la première surprise disparaissait de son visage. Il réfléchit encore, puis, grave, important, détaché :
— Tout cela d’ailleurs n’a rien que d’assez naturel.
Et il dit pour la troisième fois :
— Un homme comme moi !
… Tout occupé de lui-même, il n’avait vu que lui tandis qu’il me parlait. Mais se remettant peu à peu il me regarda enfin ; et c’était pour la première fois depuis mon entrée dans la chambre.
— Qu’est-ce que tu as ?… demanda-t-il avec surprise, on dirait…
Mais tout épouvantée de ce qu’il allait peut-être remarquer, je me hâtai de l’interrompre :
— Je n’ai rien… Je suis comme toi… contente.