Il ne me répondit pas, et je fus bien surprise de ne pas l’entendre monter, ce qu’il faisait toujours assez bruyamment. Alors, je demandai à Guicharde qui venait d’ouvrir la fenêtre du palier et restait là comme une chatte, une longue chatte noiraude et maigre, à cligner des yeux dans le soleil matinal :

— Qui est donc entré ? Je croyais que c’était Fabien.

— C’est lui, dit-elle, mais il s’est enfermé dans son bureau.

— Enfermé ?… pourquoi ?

— Je n’en sais rien… Je me demande comment les choses se sont passées ?… As-tu dormi un peu ?…

— Faut-il des raisins ? criait Adélaïde dans la cage de l’escalier. Ils sont à douze sous. Et puis voilà Milo qui vient avec des anguilles. En voudrez-vous ?

— Je descends, dit Guicharde, je descends.

Et se tournant vers moi :

— Paresseuse, dépêche-toi donc de faire ta toilette. Fabien nous racontera, pendant le déjeuner…

Je lui obéis. Des pigeons se promenaient sur le toit. Quand cessait le bruit frais de l’eau ruisselante autour de moi, j’entendais le petit bruit griffu de leurs pattes sèches sur les tuiles desséchées.