C’est pour qu’il dorme que je veille.

Quand je suis seul c’est que j’attends mon ami,

Je ne vais à lui que le soir.

C’est maintenant l’heure de tous les feux du Midi ;

Toute la terre flétrit de soif et de crainte et d’attente ;

C’est l’heure où la volonté des hommes vaillants s’épouvante,

Où la pensée des sages se déconcerte,

Où la vertu des purs s’altère, —

Tant la soif est désir d’amour

Et l’amour est soif de toucher, —