Mille amours dessus ses traces
Voltigent de rang en rang...
Pour escorte, elle a les Grâces
Et Mars pour aide de camp[247]!
La tradition rapporte qu’à la fin du règne de Louis XV, les officiers de carrière prenaient plaisir à faire de la tapisserie. Les Volontaires d’Egmont, d’allures moins féminines, passaient leurs journées en exercices et en patrouilles... Les Anglais n’avaient qu’à se bien tenir! Par contre, la Guyenne pouvait dormir en paix... C’est pourquoi les spectacles, les concerts, les fêtes reprirent leur train accoutumé—si tant est, d’ailleurs, qu’ils eussent jamais été interrompus!
CHAPITRE XII
Mme d’Egmont à l’hôtel Duplessy.—Le culte de Rousseau.—Rulhière et le marquis de Saint-Marc.—MM. de Lamontaigne, Risteau, Pelet d’Anglade, de Lamothe, Baritault de Soulignac, d’Albessard, etc...—Le président de Lavie et ses œuvres.—Paul-Marie-Arnaud de Lavie.—Joseph Vernet.—Hommage de Barbot à Thémire.—Un cénacle de jeunes femmes: satire anonyme.—Économistes et savants: le chevalier de Vivens, M. de Romas et ses expériences, l’abbé Baudeau à la recherche de sa voie.—Une lecture de Dom Galéas.
La marquise du Deffant assure qu’il y a trois moyens de remplir la vie: l’occupation du cœur, le travail du corps, l’exercice de l’esprit. Ces moyens, Mme d’Egmont les employait tous trois, en consacrant au dernier le plus clair de ses loisirs: l’étude—au retour de la parade—l’absorbait durant le jour; le soir, elle soupait chez Mme Duplessy[248].