Ce matin Jane est très gaie en habillant Trott. Elle est si gaie qu’on ne la reconnaît presque pas.
— Quel drôle d’air vous avez aujourd’hui, Jane !
Jane rit et dit :
— Croyez-vous ?
— Jane, qu’est-ce qu’il y a ? Oh ! dites-moi…
— Il faut deviner.
— On a retrouvé ma toupie ? Le cheval noir s’est échappé ? Il a neigé du sucre candi comme au pays de Cocagne ?
— Mais non, monsieur Trott ; voyons, quelque chose qu’on attendait… Vous savez bien… dans le berceau…
— La petite sœur est arrivée !
Elle est là ; si Trott est sage, il la verra cet après-midi. Cette nouvelle enivre Trott. Enfin la voilà, cette petite sœur tant attendue ! Peut-être qu’il faudrait lui porter un joujou ? Non, pas le cheval à mécanique, elle pourrait l’abîmer. La poupée rose ? elle est bien laide. Le grand polichinelle est trop lourd. Bah ! il y a d’autres joujoux à la maison de maman.