—J’y ai été, hier, après la messe...
—Nous aussi, disent-elles.
—Mais nous n’avons pas vu Yvonne, observe l’une.
—Ah! dit le vieux contrarié.
Après un court silence, où ils ne se regardent pas, où ils tournent dans leurs mains les fleurs épaisses, pressées, nues sans une feuille,—une des vieilles reprend:
—Un beau temps pour les morts...
—Un bien joli temps pour les morts... disent les autres.
—Tant mieux pour eux, il faut ça... décide le vieux avec une assurance étrange.
—Ne nous mettons pas en retard, dit la jeune femme qui n’a pas encore parlé.
—Nous avons le temps. La messe n’est pas encore sonnée. Mais ne m’attendez pas, fait-il à la plus âgée.