—L'animal! grommela Gaspard.

—Il n'y a plus que des lambeaux…, murmura la veuve.

—Les morceaux en sont bons, reprit le notaire en secouant les doigts et en faisant la grimace… Mais sa mine s'allongea de nouveau lorsqu'il parcourut les fragments noircis:

—Il en manque un, dit-il, et c'est l'essentiel! Tout ceci n'est relatif qu'à l'histoire du marmot…

La veuve et Gaspard respirèrent.—Le notaire plia rageusement son portefeuille.

—Vous avez fait là une imprudence, Mademoiselle, et vous vous en mordrez les doigts… On ne badine pas avec un testament en forme, et dans ce monde il faut voir les choses plus sérieusement.

—Ne vous fâchez pas, lui répondit Gertrude en riant, vous le savez, Me Péchenart, nous autres verriers, nous avons une manière à nous de voir les choses…

—Elle a raison, fit Gaspard, qui avait repris son assurance, nos poules chantent un autre air que celles des bourgeois, et nous ne mettons pas, comme on dit, nos œufs dans les mêmes paniers…

—Oui, répliqua le notaire, les vôtres sont percés…

—Plus un mot, Me Péchenart! dit Gertrude avec fermeté, j'ai agi comme eût fait mon père, et cela me suffit.