— C’est du temps mal employé, en tout cas, répondit-elle sèchement et en tirant ses gants avec un geste d’impatience.
Francis Pommeret la considérait avec étonnement.
— Qu’a-t-elle donc aujourd’hui ? se demanda-t-il.
Il songea tout à coup à cette station à l’église.
— Ah ! pensa-t-il, tout s’explique : elle aura vu le curé et il l’aura montée contre moi…
— Ai-je été indiscret ? reprit-il en la regardant fixement.
— Il n’y a pas eu indiscrétion de votre part, puisque Zélie a cru devoir vous engager à m’attendre… Seulement, ajouta-t-elle en rougissant faiblement, une autre fois je vous prie de ne pas agir aussi contrairement à nos usages… Ici, on épilogue sur tout, et il est inutile de faire causer les gens.
Elle disait cela d’un ton bref, saccadé, sans lever les yeux sur lui, la tête à demi tournée vers la jardinière, et les doigts occupés à fourrager machinalement dans les retombées des grappes rouges.
— Je ne m’étais pas trompé, songeait Francis, il y a du curé là-dessous… Ah ! monsieur l’abbé, vous me tirez dans les jambes ! eh bien ! à bon chat bon rat ! nous verrons qui aura le dernier !
Il fit quelques pas de côté, de manière à se trouver en face de Mme Adrienne, et, lui lançant son regard le plus doucement câlin :