Il s’arrêta.

— Vous m’en voulez de vous avoir parlé aussi franchement ? reprit-elle d’une voix singulièrement amollie.

— Non, madame.

— Alors pourquoi me quittez-vous si brusquement ?

— Parce que, du moment où nous ne devons plus nous voir, une brusque séparation est le parti le plus sage… le moins cruel… pour moi, du moins.

Elle avait détourné la tête et fixait obstinément les yeux sur les fleurs du store :

— Vous dites cela, continua-t-elle, avec une amertume qui me prouve combien je vous ai irrité.

— Je ne suis irrité que contre les gens dont les commérages vous ont causé tout cet ennui.

— Oui, c’est odieux ! murmura-t-elle en se tordant nerveusement les mains ; oui, il y a des gens qui ont l’esprit si méchant qu’ils voient le mal dans tout !… Si on les écoutait, on finirait par croire à des choses auxquelles on n’avait jamais pensé.

Francis avait de nouveau posé son chapeau sur un guéridon et il se rapprochait peu à peu de Mme Adrienne.