Un soir que Denise était rentrée plus tard que de coutume et que Francis s’était mis à table sans l’attendre, il lui dit de son ton le plus grognon :
— Vous devriez tâcher de revenir au moins pour l’heure des repas… Je me demande ce que vous pouvez faire dans les bois toute une journée ?
— Je m’y amuse, répondit-elle sèchement, et là du moins je ne suis à charge à personne.
— Qu’y trouvez-vous donc de si amusant ?
— Tout : les plantes, les bêtes et les gens.
— Surtout les gens ! insinua-t-il avec sarcasme.
— Pourquoi pas ?… Je ne suis pas fière, moi, et j’avoue que je ne me déplais pas dans leur compagnie.
— En tout cas, c’est une compagnie peu convenable et peu sûre pour une fille jeune et… jolie.
Elle haussa les épaules :
— Vous me trouvez jolie ?… Vous êtes bien bon !