Foudres de guerre, ornements de la paix,
Je m'étais joint, mais un orage épais
De projets destructeurs menaça notre tête…
Sur nous fondit la première tempête…
Au bien futur nous fûmes immolés…
Quand du bien opéré l'on chômera la fête,
Vrais citoyens nous serons consolés.
[4] Prologue de contes nouveaux (Liège, 1777).
Et il ajoutait en note: «L'auteur servait dans les gendarmes de la garde, lorsqu'on réduisit cette compagnie et celle des chevau-légers au quart, et les deux compagnies de mousquetaires à rien».
Nerciat a dû peindre Monrose, le principal héros de ses romans, avec quelques-unes des couleurs sous lesquelles l'auteur se voyait. Et par endroits, il y a de l'auto-biographie dans ses ouvrages: «Les êtres bien nés, dit-il, bien inspirés, se livrent volontiers avec enthousiasme à la profession qu'ils ont embrassée. Monrose, militaire, crut devoir épier les moindres occasions d'apprendre son métier, et chercher par toute la terre à s'y rendre recommandable». Et auparavant Nerciat dit que Monrose fit partie de la compagnie des mousquetaires noirs et qu'il ne la quitta que lors de leur suppression.