De mon devoir je m'acquitterais mal;

N'ayant pu me former en Allemagne, en Suisse,

Souffre que du tendre Appollon

Je préfère le violon

A tes discordantes cymbales:

Ce choix n'est ingrat, ni félon.

[5] Loc. cit.

Le galant chevalier avait consacré, à écrire des ouvrages licencieux et brillants, les loisirs que lui laissaient son service, l'amour et ses occupations mondaines. Il avait écrit les Aphrodites qui ne devaient paraître qu'en 1793, et le Diable au corps qui ne devait paraître qu'en 1803, après sa mort, et dont on venait de lui dérober la première partie que l'on publia à son insu en Allemagne quelque temps après. On venait de faire paraître malgré lui, mais en respectant son anonymat, un ouvrage dont les premières éditions se sont vendues ouvertement et qui est son chef-d'œuvre: Félicia ou mes Fredaines. Le succès en était très vif, mais l'édition était fort incorrecte, au dire de l'auteur que cela chagrinait infiniment.

En outre, le chevalier avait fait recevoir par le théâtre de Versailles, une comédie[6] en prose (déjà mentionnée) Dorimon, ou le marquis de Clairville, qui fut jouée le 18 décembre 1775, trois jours après que le roi eût rendu la fatale ordonnance.

[6] Elle était tirée d'une nouvelle, un roman, qu'il avait écrit «en pays étranger».