[39] T. I, p. 156.
[40] T. II, p. 54.
[41] Que diroient vos amis, que présumeroit votre cœur, quant il s’en apercevroit? (T. I, p. 130.)—Avec son mari, l’en ne doit mie besongner par aguet ou malice, mais plainement et rondement, cœur à cœur (ibid., p. 158).
[42] Ce compte, qui n’est plus connu que par la mention qu’en a consignée le père Menestrier, t. II, p. 175 de sa Bibliothèque instructive, ne commençoit qu’à février 1392-3. Le témoignage du Ménagier composé entre juin 1392 et septembre 1394 (voy. p. XXII), pourroit donc être antérieur de quelques mois, et s’il est postérieur, il l’est de bien peu.
[43] Il faut tenir compte, dans ces prix, non-seulement de la différence considérable de poids qui existoit entre les monnoies de la fin du XIVe siècle et celles du même nom employées depuis (le marc d’argent, qui valoit alors 6 livres, valant aujourd’hui 52 francs), mais encore de la dépréciation de l’argent. Un setier de blé (un hectolitre et demi environ), qui se vend aujourd’hui, dans les années ordinaires, environ 30 francs, coûtant alors moyennement 16 sous, on peut multiplier par 35 ou 40 les chiffres énoncés, pour avoir idée de ce qu’ils représentoient pour les contemporains.
[44] J’aurois pu retrancher les deux derniers de ces épisodes sans nuire beaucoup à l’intérêt du livre, mais j’ai mieux aimé publier le Ménagier tel que son auteur l’avoit conçu, et sans être estrippellé, comme lui-même aimoit à donner les ouvrages des autres. (Voy. t. II, p. 3.)
[45] On lit (t. II, p. 66), après une recette pour ôter les taches, ces mots que j’ai mis entre parenthèses: ce que je ne croy pas.
[46] Voir t. II, p. 124, l’endroit où il est parlé des additions faites au livre: p. 129, le passage relatif à la signification du mot fressure; même volume, p. 93, sa remarque sur les tourtes pisaines, appelées ailleurs tourtes lombardes, et aussi les passages en italiques, p. 164, 166, 167, etc.
[47] Un passage où il est parlé des choux, t. II, p. 142, dans lequel il est dit: et commence à iceulx pour ce que ce sont de CELLE année les premiers crus, scilicet puis avril, et puis VA en descendant vers vendenges, Nouel et Pasques, pourroit faire penser que l’auteur s’est servi, au moins pour une partie du Viandier, de notes faites exprès pour lui et l’année même où le Ménagier a été écrit. En effet, le mot va prouve que commence n’est pas là à la première personne et que l’auteur ne parle pas pour lui. Donc, puisqu’il remarque que le rédacteur primitif de ce passage règcelle ale l’ordre de son discours d’après le mois où commençoit l’année actuelle (celle année), il en résulte que la note ou l’ouvrage consulté avoit été rédigée cette même année, et alors, à moins de supposer une coïncidence fortuite bien moins probable au XIVe siècle qu’elle ne pourroit l’être aujourd’hui, on seroit porté à conclure que les élémens de cette partie du travail de l’auteur lui auront été fournis par quelque queux ou écuyer de cuisine profondément instruit des détails de son art.—Je suis toutefois loin de rien affirmer à cet égard, et je remarque même que l’auteur ayant dit dans le traité de l’Épervier (p. 303), l’alouette de cest an, pour l’alouette de l’année, il se pourroit que celle année fût de même employé pour l’année dans le passage qui donne lien à cette note, et qu’Avril eût été désigné de préférence, comme étant le mois le plus habituellement le premier de l’année, au moins le second, et en tout cas celui où ces choux commençoient à croître.
[48] Jean Bonfons imprimoit, en 1566, le Voyage de Charles IX, et son fils, Nicolas Bonfons, imprimoit en 1574, les Nouveaux Comptes moralisés, à la même adresse que celle où avoient demeuré son père Jean Bonfons et sa mère, veuve de Jean. Lottin s’est trompé quand il fait vivre Jean Bonfons en 1606.