[1302] L’usage d’empoisonner les flèches remonte aux Gaulois. Il en est parlé dans Pline et dans Aulugelle. Les Gaulois employoient à cet usage une plante dite limeum, autrement thora, que Linnée dit être la dixième espèce de renoncule (ranunculus thora) et aussi de l’ellébore. (Voy. la Bibl. des Théreuticographes, 1763, p. 168.) Les auteurs du dictionnaire de Trévoux disent qu’on se servoit encore, de leur temps, du thora, dans les Alpes, pour empoisonner les flèches.—On ne trouve de recettes semblables ni dans le Modus ni dans Phébus; c’est une recette à l’usage des gens chassant pour la cuisine, pour le profit, et dénués d’équipages suffisans.
La fleur du thora est jaune, ce n’est donc pas de cette plante qu’il s’agit ici; mais ce peut être l’aconitum napellus, qui a la fleur d’un beau bleu. Quant à l’ectoire de canarade, cité p. 63 de ce volume, M. Adolphe Brongniart, mon cousin, pense que c’est l’actea ou l’ellébore noire (vulgairement Rose de Noël, parce qu’elle fleurit à cette époque) qui a la fleur blanche et croît dans le midi de l’Europe, ou plutôt l’actea spicata, plus commune dans toute l’Europe, désignée aussi quelquefois sous le nom d’ellébore noire, et qui a de petites fleurs blanches. La racine de ces deux plantes est un poison violent; elle est de couleur noire.—Au reste, si les propriétés de ces plantes conviennent aux ectoires ou électoires (plantes à faire des électuaires?) dont parle l’auteur, il n’en est pas de même de leur nom, ce qui doit laisser des doutes sur leur identité avec celles citées dans le Ménagier.
[1303] Tirer à l’arc.
[1304] Les deux barbes ou arêtes du fer qui empêchent la flèche de sortir de la plaie.
[1305] Dans le cuir.
[1306] Var. B. bestic.
[1307] Vérat, porc non coupé.
[1308] Saison de chasser le sanglier qui succédoit aux cervaisons, c’est-à-dire qu’elle commençoit après le milieu de septembre et finissoit vers le printemps.
[1309] Passer au feu.
[1310] Var. A et C, de navets, de chastaignes à la venaison.