Quid clamas propero veniens hec hostia claudo
Nullus enim remanet hic nisi sola domus

Pourquoy cries tu/ tant que je puis
En haste vien presentement
De clorre et de fermer les huys
On ne nous peult voir nullement
Il n'y a icy seulement
Que nous deux presens pour ceste heure
Et la maison seulle demeure
Asseure toy et point ne tremble
Tu es a seurté ce me semble
Et avec ton amy parfaict
Nous pouons bien parler ensemble
Et deviser de nostre fait

Gallathee

Me mea cura tenet nunc dic cito dicere quid vis Me tecum longuas non licet ire vias

Maintenant la cure de moy Me tient mais sans plus differer S'il y a quelque chose en toy Dy le moy sans plus souspirer Longuement ne puis demourer Icy avec toy la saison Voycy qu'il me fault retirer Et retourner a la maison

Pamphille

En modo dulcis amor viridis que jnventa locus que
Nos galathea movent pascere corda jocis.

Doulce amour verdoiant jeunesse
Le lieu bel et delicieux
Me incitent de prendre liesse
Avecques ma dame et maistresse
Et me paistre d'amoureux jeux
A ceste heure sommes nous deux
Assemblez par amour certaine
Ainsi que deux vrais amoureux
Pour prendre liesse haultaine

En lasciva venus nos ad sua gaudia cogit
In que suos usus nos jubet ire simul

Voycy venus la joyeuse deesse
Qui nous contraint comme dame et princesse
Des amoureux a ses joyes mener
D'elle aussi nous adresser
Ensemble aler en amoureuse adresse
Qui noz deux cueurs en ung assemble et dresse
Ainsi que amours se sçaivent ordonner
A noz douleurs nous devons pardonner
Et le salut l'ung a l'aultre donner
Puis que venus la plus saige des saiges
Nous desire par contrainte mener
Et compeller a suivre ses usaiges