Quid moror hujus ope supplex mea vota requiram.
Tu patiens voti te precor esse mei

Puis que ainsi est que j'ay sa grace
Et qu'el me donne lieu et place
De mes plaisances requerir
Qui tarde que je ne le face
Quant je voy la belle en la face
Qui toutes mes douleurs efface
Et qui me garde de mourir
Belle tu me peulz secourir
Vers toy mon salut vien querir
Si te pry gracieuse et gente
Que sans aulcun blasme acquerir
Soyes de mon veu paciente

Comme pamphille veult mettre les mains sus les mamelles de galathee pour venir aux atouchemens et elle faint n'en vouloir rien disant

[P]amphile tolle manus te frustra nampe fatigas
Nil valet iste labor quod petis esse nequit.

Pamphille reculle tes mains
De tes atouchemens villains
Cure n'ay c'est chose certaine
Je m'esbahy que tu ne craings
Estre veu des voisins prochains
Et oultre plus rien tu ne attains
Car en effet tu pers ta peine
La fin de ton labeur est vaine
Rien ne vault en vain ton corps peine
Ce que tu quiers estre ne peult
Car je doubte honte vilaine
Et puis renommee prochaine
De mal dire tousjours soubdaine
Et pour peu de chose on la meult

Pamphile tolle manus male nunc offendis amicam.
Jamque redibit avus pamphile tolle manus.

Oste tes mains je t'en prie
Pamphille car ton amye
Tu offenses malement
La vieille presentement
Reviendra n'en doubte mie
Ne monstre point ta folie
Conduy toy par courtoysie
Sans villain atouchement
Oste tes mains je t'en prie
Pamphille car ton amie
Tu offences malement

Je crains honte et vilennie
Pour estre en ta compaignie
Gouvernon nous sagement
La vieille en escoutement
Est/ pourtant s'as broillerie
Oste tes mains je t'en prie
Pamphille car ton amie
Tu offenses mallement
La vieille presentement
Reviendra n'en doubte mie

Comme elle se laisse manier et faint que ce soit par foiblesse disant

Heu michi quam parvas habet omnis femina vires.
Quam leviter nostras vincit utrasque manus.