— [lig. 28.] ne qui plus. Ceci, et tout ce qui suit jusqu’aux mots à l’autre (page 119, lig. 25), manque dans l’éd. or. et dans l’éd. Treperel.
[Page 119. lig. 28.] Ilz… La fin de cette page, et les 29 premières lignes de la suivante, jusqu’à [vieille], manquent aux mêmes éditions.
[Page 120, lig. 29.] il s’envieillira plus en ung an qu’il n’eust fait avec une jeune en dix ans. Éd. Treperel : Et le mary s’envieillira plus en huyt jours qu’il n’eût fait en ung an se le cas ne lui feust oncques advenu. L’éd. in-8 ajoute : sera merencolyé, pincé et esgratigné en la roue de fortune et es vaulx de misère.
[La quinziesme Joye.]
C’est dans le manuscrit que se trouve le texte le plus complet de ce chapitre. Les éditions de Rosset offrent quelques lacunes. L’édition originale est encore plus incomplète ; elle suit à peu près notre texte jusqu’au commencement de la page 125, où elle s’arrête court. Quant à l’édition Treperel, nous aimons mieux transcrire le chapitre que de signaler les différences. Le voici :
« La quinziesme joye de mariage, si est laquelle je repute à plus grant douleur et excession de toutes les aultres, se le jeune homme est marié et a une jeune femme, et en est si jaloux qu’il ne scet qu’il faict, et se doubte de la vérité, lequel vient à l’hostel et dist à sa femme : « Ma mye, je vueil aller dehors. Et la femme, qui vouldroit qu’il fust à cent lieues de là, lui dit : Mon amy, où voulez-vous aller ? Ma mye dist-il, vous savez bien que je plaide en tel lieu, et fault que je soye à tel jour, ou je auroye dommaige de XX escus ; pour ce il fault que je m’en aille. » Adonc le mary la baise et commande à Dieu, et lui dict qu’il ne viendra de là en huyt jours. Le mary fait semblant de s’en aller, et se couche dessoubz l’eschelle pour espier s’il va point de gallant en sa maison pour s’esbatre avec elle, et regarde ; mais il ne voit point venir le gallant, car il vient par l’huys de derriers, et s’en doubte, et vient de bout estourdy et se frappe en sa chambre, et le trouve allant dessus sa femme ou auprès d’elle, et vient pour cuider tuer l’aultre d’une espée ou aultre chose. La dame vient et l’embrasse et dist : « Ha ! mon amy, que voulez-vous faire ? Voulez-vous faire ung mauvais coup pour perdre tout à une foys ce que vous avez gaigné en vostre vie ? Certainement, dist-elle, il m’estoit venu apporter nouvelles de mon oncle. » Et, en l’embrassant et ce disant, le gallant ploye ses jambes et s’en va. La dame va en la maison de sa commère, Et lui dist : « Ma commère, je suis si marrie que femme pourroit estre en ce monde. Comment ? dist la commère. Par Dieu, dist la dame, ma commère, il est vérité que mon mary estoit allé dehors, et, en ce point, comme il est venu, il a trouvé ung tel en nostre maison ; il cuydoit qu’il me feist cela. Par le sacrement de la messe, ma commère, je aymeroye mieulx ne avoir ja esté née[398]. Par Dieu, dit la commère, je voys en parler à mon compère. » La commère vient à l’hostel et dit : « Mon compère, comment vous portez-vous ? Par Dieu, dist-il, je ne sçay. Par Dieu, dit la commère, mon compère, vous êtes ung homme hors du sens. Ma commère vostre femme est venue à l’hostel toute pleurante. Par Dieu, mon compère, vous ne faictes pas bien, car c’est une bonne preude femme, et vous dy se vous l’aviez perdue il vous en seroit mal advenu. Je vous prie, mon compère, qu’elle s’en reviengne, et que vous ne lui touchez pour l’amour de moy. Par Dieu, ma commère, dit le mary, je suis content » : car tart lui est de la reprendre. Or est le bon homme en la nasse bien embarré ; il s’en voulsist repentir, mais il n’est pas temps. Et est en douleurs et gemissemens, où il sera tousjours et miserablement finira ses jours. »
[Conclusion.]
Cette partie manque dans l’édition originale ; elle se trouve, avec quelques lacunes, dans les éditions de Rosset et de Treperel. Dans cette dernière, elle finit avec le mot pire, [page 135, lig. 29], de notre édition. Le reste manque.
NOTES
[1] En suivant le système adopté par M. Pottier, M. F. Génin a complété l’explication. La messe sans tête donne se. Le monde, formant seulement deux pieds avec la syllabe se, donne mond. Il faudrait lire : Lasale semond, c’est-à-dire enseigne, etc. Voy. Athenæum français, 1854, p. 228.