[148] Le divorce fut prononcé le 18 mai, c’est-à-dire plus de six semaines après la mort ignorée de Condorcet «pour cause de séparation de fait depuis plus de six mois, la dame Grouchy étant domiciliée dans la commune depuis deux ans et demi et ledit Condorcet étant séparé d’elle depuis plus de dix mois par son évasion». Signé: «P.-J.-G. Cabanis, médecin, trente-six ans, domicilié à Auteuil, témoin et Benoît, officier public.»—Le divorce fut une précaution que prirent, à cette époque, beaucoup de femmes d’émigrés. Mme de La Fayette n’agit pas ainsi. Elle revendiqua toujours très haut son titre de Citoyenne La Fayette, et le général, plus tard, s’en montrait fier. (Voir dans ses Mémoires, t. V, sa lettre à M. de Maubourg.)
[149] Journal des Débats et de la Correspondance de la Société des Jacobins, amis de la Constitution de 1793, séante aux Jacobins à Paris, no 524, 9e jour, 2e mois de l’an second. (Séance du septidi brumaire.)—Ducos fut condamné à mort le 9 brumaire an II.
[150] Mémoires, t. II, p. 106.
[151] Elle conservait même une influence pour le bien. C’est ainsi qu’en novembre 1793, elle recommandait son neveu Fréteau à Laplace et à Lacroix, alors professeur d’artillerie à Besançon. Archives Fréteau de Pény.
[152] Nancy est l’abréviation anglaise de Suzanne, nom alors fort à la mode. La belle-sœur de Brissot s’appelait Nancy Dupont. Les extraits de la correspondance de Ginguené que nous donnons ici sont inédits. Ils ont été recueillis par l’auteur, dans les papiers de Ginguené gracieusement communiqués par M. Parry, fils de James Parry, fils adoptif de Ginguené et de sa femme.
[153] Ces lettres sont écrites sur de petits morceaux de papier que Ginguené cachait dans un ourlet du linge sale qu’il renvoyait. Sur la note ostensible du linge, il soulignait la première lettre de la pièce où se trouvait le billet. C’est à peu près le système qu’employait André Chénier pour envoyer aux siens ses immortelles poésies.
[154] C’est ainsi que s’habillait Mme Ginguené quand elle allait devant la prison pour chercher à apercevoir le captif. Elle était ainsi plus reconnaissable.
[155] Dans la notice manuscrite déjà citée qui se trouve à la bibliothèque de l’Institut.
[156] Vergniaud par C. Vatel, t. I, p. LXVIII.
[157] Archives Fréteau de Pény. Cette lettre est scellée d’un cachet de cire rouge portant ces mots: La Vérité.