[168] Précepteur des enfants Fréteau. En effet, en nivôse de l’an III, le département de l’Aisne reçut un arrêté ordonnant de surseoir à la vente des biens de Condorcet.
[169] En manuscrit à la bibliothèque de l’Institut.
[170] Il est impossible de comprendre comment Tallien put dire aux Cinq-Cents: «Il y a quatre jours que la veuve de Condorcet est inscrite sur la liste des émigrés.» Journal de Paris, no 162, 12 ventôse an VI, p. 672.
[171] «Sophie m’a donné hier soir une lettre pour Garat.» Emmanuel Fréteau à sa mère, 23 novembre 1794.—«Je dois me trouver ce soir chez Sophie où il y aura quelques personnes qui peuvent m’être fort utiles.» Le même à la même, 30 novembre 1794.—«Je dîne aujourd’hui avec Sophie chez un des commissaires de l’Instruction publique.» Id., 24 février 1795. Archives Fréteau de Pény.
[172] Correspondance inédite de Mallet du Pan avec la cour de Vienne (Edition André, 1884), I, 269, note. De Turin, août 1795: «Le parti dominant Girondin Républicain tient sa cabale principale chez Julie Talma. Sieyès, Chénier, Louvet, Guyomard, Bailleul décident là le destin de l’Etat.» Même renseignement, p. 272, Berne, 2 août 1795.
[173] Séparés de fait depuis 1795, Julie et Talma ne furent officiellement divorcés que le 6 février 1801.
[174] 3 brumaire an II. Déclaration de contribution aux charges de la Commune. Le village, d’ailleurs, n’est pas heureux. D’un rapport de police du 11 nivôse an III, j’extrais ceci: «Un officier de paix a entendu dire, ce matin, au café de la Régence, par une blanchisseuse demeurant à Auteuil, que sept personnes traversant hier la glace de la Seine, près de Longchamps ont été englouties avec le pain qu’elles apportaient à leurs familles; que, dans ces cantons, des malheureux passaient quelquefois deux jours sans pain.» Nécessité de s’occuper de cette disette qui pourrait amener des rassemblements aux barrières. (Tableaux de la Révolution française, par A. Schmidt, Leipzig, 1867-1870, t. II, p. 257.)
[175] Je dois à M. Elie de Beaumont, ancien magistrat, la très gracieuse communication de ses papiers de famille. C’est là que j’ai trouvé ces détails sur les occupations et la vie mondaine de Sophie de 1795 à 1797. Les lettres sont échangées entre Pauline Le Couteulx de Canteleu, qui devint vicomtesse de Noailles, et son amie Eléonore Dupaty qui épousa le fils du grand Elie de Beaumont.
[176] Baudelaire habitait Auteuil; c’était un ancien prêtre devenu voltairien.
[177] Cette lettre justifie le mot de Vatel que «la correspondance de Mme Ginguené était remarquable par le naturel et par l’agrément du style».