Ce qu’il faut entendre
par le cœur
I
Ces chérubins nous font voir dans leurs poses
Ce que Boufflers intitule le cœur,
dit une chanson plus que légère. Ce n’est pas de celui-là certainement que vous me parlez, Madame, vous qui m’écrivez une lettre dont je devine à merveille le sentiment, mais dont les expressions un peu troublantes, dans leur vague, me rendent la réponse difficile. Il est clair que vous me plaignez de mes préoccupations trop exclusivement plastiques, en amour, et m’y voudriez voir mêler quelques éléments de morale. Vous pensez, je crois, que l’estime est nécessaire en amour. Baudelaire vous aurait répondu, avec sa géniale brutalité:
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut, le premier, dans sa stupidité,