Le commissaire tendit la main pour le saisir, mais déjà Georges avait pris le revolver avec la dextérité d'un prestidigitateur, quoiqu'il fût très-agité.
Pour mieux cacher cette action, il se mit à écrire sans bien savoir à qui il écrirait et ce qu'il écrirait.
«Après tout, dit-il tout à coup, il est impossible que je sois arrêté, ce n'est pas la peine d'écrire.»
Et se rapprochant une dernière fois de la comtesse:
«Adieu, Valentine, lui dit-il en l'embrassant, aimez-moi jusqu'à la fin.»
Mme de Xaintrailles se croyait dans un rêve. Elle ne voulait pas voir la réalité.
Enfin Georges du Quesnoy sortit, suivi de près par le commissaire.
Après avoir descendu un étage, comme il passait devant le grand corridor, il s'y précipita avec la rapidité du vertige. Les deux hommes de la police couraient bien, mais il parvint à se jeter dans une chambre entr'ouverte dont il eut le temps de refermer la porte avant qu'on ne le vit entrer.
C'était beaucoup pour se sauver, mais c'était trop peu. En un clin d'oeil, la police avertit la police: on cerna l'hôtel du Louvre. On décida qu'aucune chambre n'échapperait à la visite domiciliaire.
Georges du Quesnoy s'imagina pourtant qu'il ne serait pas repris. La chambre où il était entré était occupée par une dame étrangère sortie pour la messe à Saint-Roch. Il se nicha dans une montagne de robes qui avaient été essayées le matin.