Quand Georges fut seul, il pensa qu'il ne pourrait plus dire longtemps: la suite à demain.
VII
L'ADIEU
Valentine vint le surlendemain. Le prêtre avait vaincu tous les obstacles. La comtesse de Xaintrailles n'était pas encore vêtue en religieuse, mais elle était accompagnée d'une soeur de charité.
Georges du Quesnoy avait été averti la veille. Aussi ce jour-là fut un jour de fête.
L'horrible cellule fut remplie de fleurs.
Le matin, le condamné salua le soleil comme il ne l'avait jamais fait. Il demanda un miroir, comme s'il eût eu peur d'être devenu trop laid pour paraître devant Valentine.
Il se trouva plus beau que jamais, parce que sa figure avait pris plus de caractère dans la gravité. Il y avait maintenant en lui du religieux, du cénobite, de l'ascète. Toute la tête s'était spiritualisée. Il pouvait sourire encore à sa maîtresse, puisqu'il avait la blancheur des dents et la flamme humide des yeux.
Valentine arriva à midi.
Que de choses ils se dirent avant de se parler dans ces premières larmes et ces premiers soupirs qui arrêtèrent les mots de leurs lèvres!