Je décidai en moi-même que, quoi qu’il dût arriver, le secrétaire n’échapperait point au châtiment qui lui était dû.

Mais que faire?

Si j’avais connu l’adresse de mon ami, je lui aurais envoyé un télégramme le lendemain matin, et il aurait pu être de retour à Dunkelthwaite avant la nuit.

Malheureusement, John était le pire des correspondants, et bien qu’il fût parti depuis quelques jours déjà, nous n’avions point reçu de ses nouvelles.

Il y avait trois servantes dans la maison, mais pas un homme, à l’exception du vieil Élie, et je ne connaissais dans le pays personne sur qui je puisse compter.

Toutefois, cela importait peu, car je me savais de force à lutter avec grand avantage contre le secrétaire, et j’avais assez confiance en moi-même pour être sûr que ma seule résistance suffirait pour empêcher absolument l’exécution du complot.

La question était de savoir quelles étaient les meilleures mesures que je devais prendre en de telles circonstances.

Ma première idée fut d’attendre tranquillement jusqu’au matin, et alors d’envoyer sans esclandre au poste de police le plus proche pour en ramener deux constables.

Alors je pourrais livrer Copperthorne et sa complice à la justice et raconter l’entretien que j’avais entendu.

En y réfléchissant davantage, je reconnus que ce plan était tout à fait impraticable.