Miss Warrender semblait plongée dans ses pensées et je crus voir une fois ou deux des larmes dans ses yeux noirs.

J’éprouvais une étrange sensation à épier ces trois personnages et à réfléchir sur les rapports qui existaient réellement entre eux.

Mon cœur s’échauffait à la vue du petit vieux à la figure rougeaude, mon hôte, avec sa coiffure bizarre et ses façons d’autrefois.

Se me jurais intérieurement qu’on ne lui ferait aucun mal tant que je serais en état de l’empêcher.

Le jour s’écoula long, ennuyeux.

Il me fut impossible de m’absorber dans mon travail, aussi me mis-je à errer sans trêve par les corridors de la vieille bâtisse et par le jardin.

Copperthorne était en haut avec l’oncle Jérémie, et je le vis peu.

Deux fois, pendant que je me promenais dehors à grands pas, je vis la gouvernante venant de mon côté avec les enfants, et chaque fois je m’écartai promptement pour l’éviter.

Je sentais que je ne pourrais lui parler sans laisser voir l’horreur indicible qu’elle m’inspirait et sans lui montrer que j’étais au courant de ce qui s’était passé la nuit d’avant.

Elle remarqua que je l’évitais, car, au déjeuner, mes yeux s’étant un instant portés sur elle, je vis dans les siens un éclair de surprise et de colère, auquel néanmoins je ne ripostai pas.