Le 16 octobre : « Tu auras appris par les feuilles publiques tout ce que me concerne ; j’ai été nommé, par décret, général en second de l’armée de l’intérieur ; Barras a été nommé commandant en chef ; nous avons vaincu, et tout est oublié.
« Adieu, mon ami, je n’oublierai rien de ce qui peut t’être utile et contribuer au bonheur de ta vie. »
Le 18 octobre : « Je reçois ta lettre du 10 vendémiaire ; je vais envoyer consulter pour ton affaire et les intérêts de ta femme. Je suis général de division dans l’arme de l’artillerie, commandant en second de l’armée de l’intérieur ; Barras commande en chef.
« Je suis excessivement occupé ; Fréron, qui est à Marseille, aidera Lucien. Louis est à Châlons. Le mari de Mme Permon est mort.
« Un citoyen Billon, que l’on m’assure être de ta connaissance, demande Paulette ; ce citoyen n’a pas de fortune ; j’ai écrit à maman qu’il ne fallait pas y penser ; je prendrai aujourd’hui des renseignements plus amples. »
Le 1er novembre : « Lucien est commissaire des guerres à l’armée du Rhin. Louis est avec moi ; il t’écrit, je pense.
« Adieu, mon bon ami ; embrasse ta femme et Désirée de ma part. »
Le 9 novembre : « La famille ne manque de rien ; je lui ai fait passer argent, assignats, etc… »
Le 17 novembre : « Il sera peut-être possible que je fasse venir la famille. Donne-moi de tes nouvelles plus en détail, de ta femme et d’Eugénie.
« Je ne sens de privation que de te sentir loin d’ici et d’être privé de ta société. Si ta femme n’était pas grosse, je t’engagerais promptement à venir à Paris y faire un tour. »