Le 14. — Il y a un cabinet littéraire à Metz, dans le genre de celui que j'ai décrit à Nantes, mais sur une moins grande échelle; tout le monde y est admis pour lire ou causer, moyennant 4 sous par jour. Je m'y rendis en hâte et trouvai les nouvelles de Paris fort intéressantes, tant celles que donnaient les journaux que d'autres que je tins d'un monsieur que j'y rencontrai. Versailles et Paris sont environnés de troupes: il y a déjà 35 000 hommes; 20 000 sont en marche; on rassemble un grand parc d'artillerie, et tout se prépare pour la guerre. Cette concentration a fait hausser le prix des vivres, et le peuple ne distingue pas aisément les achats pour le compte de l'armée de ceux qu'il croit faits pour le compte des accapareurs. Le désespoir s'empare de lui, aussi le désordre est extrême dans la capitale. Un monsieur, d'un jugement excellent, et très considéré, à en croire les égards qu'on avait pour lui, déplorait de la façon la plus touchante la situation de son pays dans un entretien que nous eûmes à ce sujet; il considère la guerre civile comme inévitable. «Il n'y a pas à en douter, ajoutait-il, la cour, ne pouvant s'accorder avec l'Assemblée, voudra s'en débarrasser; la banqueroute s'ensuivra, puis la guerre, et ce n'est qu'avec des flots de sang qu'on peut espérer établir une libre constitution: il faut cependant qu'elle s'établisse, car le vieux gouvernement est rivé à des abus désormais insupportables. Il convenait avec moi que les propositions de la séance royale, quoique loin d'être tout à fait satisfaisantes, pouvaient cependant servir de base à des négociations qui eussent assuré par degrés «tout ce que l'épée, même la plus triomphante, peut conquérir. La bourse est tout; habilement tenue avec un gouvernement nécessiteux comme le nôtre, elle obtiendrait de lui tout ce que l'on souhaite. Quant à la guerre, Dieu sait ce qu'il en sortira; son bonheur même peut nous ruiner: la France peut, aussi bien que l'Angleterre, nourrir un Cromwell dans son sein.»

Metz est la ville où j'ai vécu au meilleur marché sans exception. La table d'hôte est de 36 sous, y compris du bon vin à discrétion. Nous étions dix, et nous avions deux services et un dessert de dix plats chacun et abondamment fournis. Le souper est le même; je le faisais chez moi avec une pinte de vin et un grand plat d'échaudés, pour 10 sous; mon cheval me coûtait en foin et avoine, 25 sous; mon logement rien; le total de ma dépense journalière s'élevait à 71 sous, soit 2 sh. 11 1/2 d.; en soupant à table d'hôte, c'eût été 97 sous, ou 4 sh. 1/2 d. outre cela, une grande politesse et un bon service. C'était au Faisan. Pourquoi les hôtels où l'on vit à meilleur marché en France sont-ils les meilleurs? — De Metz à Pont-à-Mousson, route pittoresque. La Moselle, qui est une belle rivière, coule dans la vallée entre deux rangs de hautes collines. Non loin de Metz se trouvent les restes d'un ancien aqueduc faisant traverser la Moselle aux eaux d'une source; les paysans se sont bâtis des maisons sous les arches placées de ce côté. À Pont-à-Mousson, M. Pichon, subdélégué de l'intendant pour lequel j'avais des recommandations, me reçut fort honnêtement, satisfit à mes recherches, ce qu'il était, par sa position, plus à même de faire que qui que ce soit, et il me fit voir les choses intéressantes de la ville. Il y en a peu: l'École militaire, pour les fils de gentilshommes sans fortune, et le couvent de Prémontré, dont la superbe bibliothèque a 107 pieds de long sur 25 de large. On me présenta à l'abbé, comme une personne ayant quelque connaissance de l'agriculture. — 17 milles.

Le 15. — J'arrivais à Nancy avec de grandes espérances, car on me l'avait donnée comme la plus jolie ville de France. Je pense qu'après tout elle n'usurpe pas sa réputation en ce qui touche à la construction, à la direction et à la largeur des rues. Bordeaux est plus grandiose, Bayonne et Nantes plus animées; mais il y a plus d'égalité à Nancy; presque tout en est bien, et les édifices publics sont nombreux. La place Royale et le quartier qui y touche sont superbes. — Des lettres de Paris! Tout est en désordre! Le ministère est changé, M. Necker a reçu le commandement de quitter le royaume sans bruit. L'effet sur le peuple de Nancy a été considérable. J'étais avec M. Willemet quand ses lettres arrivèrent, les curieux ne désemplissaient pas la maison; tous s'accordèrent à regarder ces nouvelles comme fatales et devant occasionner de grands troubles. — Quel en sera le résultat pour Nancy? — La réponse fut la même chez tous ceux à qui je fis cette question: Nous sommes de la province, il nous faut attendre pour voir ce que l'on fait à Paris; mais il y a tout à craindre du peuple, parce que le pain est cher; il est à moitié mort de faim, prêt par conséquent à se jeter dans tous les désordres. — Tel est le sentiment général; ils sont presque autant intéressés que Paris, mais ils n'osent pas bouger; ils n'osent pas même se faire une opinion jusqu'à ce que Paris se soit prononcé; de sorte que, s'il n'y avait pas dans les débats une multitude affamée, personne ne penserait à remuer. Ceci confirme ce que j'ai souvent noté, que le déficit n'eût pas produit de révolution sans le haut prix du pain. Cela ne montre-t-il pas l'importance infinie des grandes villes pour la liberté du genre humain? Sans Paris, je doute que la révolution actuelle, qui se propage rapidement en France, eût jamais commencé. Ce n'est pas dans les villages de la Syrie ou du Diarbékir que le Grand Seigneur entend murmurer contre ses décrets, c'est à Constantinople qu'il se voit obligé à des ménagements et à de la prudence même dans le despotisme.

M. Willemet, professeur de botanique, me montra le jardin dont la condition trahit le manque d'argent. Il me présenta à M. Durival, qui a écrit sur la vigne, il me donna un des traités de ce monsieur, avec deux brochures composées par lui-même, sur des sujets de botanique. Il me conduisit aussi chez M. l'abbé Grand- père, amateur d'horticulture; celui-ci, aussitôt qu'il sut que j'étais Anglais, se mit en tête le caprice de me présenter à une dame de mes compatriotes, à laquelle il louait la plus grande partie de sa maison. Je me révoltai en vain contre l'inconvenance de cette démarche; l'abbé n'avait jamais voyagé, il croyait, que, s'il se trouvait aussi éloigné que moi de son pays (les Français ne sont pas forts en géographie), il se sentirait heureux de rencontrer un Français, de même cette dame devait éprouver les mêmes sentiments en voyant un Anglais dont elle n'avait jamais entendu parler. Il nous entraîna et n'eut de cesse qu'après être entré dans l'appartement, C'est à la douairière lady Douglas que je fus ainsi présenté, elle se montra assez bonne pour pardonner cette indiscrétion. Il n'y avait que peu de jours qu'elle était là, avec deux belles jeunes personnes, ses filles; elle avait un superbe chien de Kamtchatka. Les nouvelles que ses amis de la ville venaient de lui communiquer l'affectaient beaucoup; car elle se voyait selon toute apparence forcée à quitter le pays, le renvoi de M. Necker et la formation du nouveau ministère, devant occasionner d'assez terribles mouvements pour qu'une famille étrangère; y trouvât des ennuis sinon des dangers. — 18 milles.

Le 16. — Toutes les maisons de Nancy ont des gouttières et des tuyaux en étain, ce qui rend la promenade dans les rues très commode et très agréable; c'est aussi, au point de vue de la politique, une consommation utile. Nancy et Lunéville sont éclairées à l'anglaise, au lieu d'avoir, ces réverbères suspendus au milieu de la rue communs aux autres villes de France. Avant de terminer ce qui a rapport à mon séjour ici, je veux mettre le voyageur en garde contre l'hôtel d'Angleterre, à moins qu'il ne soit grand seigneur et n'ait d'argent à n'en savoir que faire. On me demanda 3 livres pour la chambre, autant pour un mauvais dîner; le souper, se composant d'une pinte de vin et d'une assiette d'échaudés que je payais 10 sous à Metz, on me le compta 20 sous. Enfin, je fus si peu satisfait, que je transportai mes quartiers à l'hôtel des Halles, où à table d'hôte, en compagnie d'officiers de fort bonnes manières, j'avais pour 36 sous deux beaux services, un dessert et une bouteille de vin, chambre 20 sous. L'hôtel d'Angleterre, cependant, est supérieur comme apparence, c'est le premier de la ville. Arrivé le soir à Lunéville. Les environs de Nancy sont très jolis. — 17 milles.

Le 17. — Lunéville étant le séjour de M. Lazowski, père de mon excellent ami, que l'on avait prévenu de mon voyage, j'allai lui rendre visite. Il me reçut non seulement avec courtoisie, mais avec une façon hospitalière que je commençais à croire inconnue dans cette partie du royaume. J'avais été, depuis Mareuil, si déshabitué de ces attentions cordiales, qu'elles éveillèrent en moi une foule d'agréables sentiments. Mon hôte m'avait fait préparer un appartement; il me fallut l'occuper, et il me fallut promettre de passer quelques jours en vivant avec la famille, à laquelle je fus présenté, particulièrement à M. l'abbé Lazowski, qui avec l'empressement le plus obligeant se chargea de me faire les honneurs du pays En attendant le dîner, nous visitâmes l'établissement des orphelins, qui est bien entendu et bien dirigé. Il faut une semblable institution à Lunéville, qui n'ayant pas d'industrie, se trouve, par conséquent, très pauvre. On m'assura que la moitié de la population, c'est-à-dire 10 000 personnes, se trouve dans le dénûment. La vie est à bon marché. Une cuisinière se paye deux, trois et quatre louis; une femme de chambre sachant coiffer, trois ou quatre louis; une femme à tout faire, un louis. On paye de seize à dix-sept louis de loyer pour une belle maison, neuf louis pour des appartements de quatre à cinq pièces ou cabinets. Après le dîner nous rendîmes visite à M. Vaux, dit Pomponne, ami intime de M. Lazowski; là aussi la cordialité se joignit à la politesse pour me faire accueil. Il me pressa tellement de dîner chez lui le lendemain, que, n'eût été une indisposition qui m'a tenu tout le jour, j'aurais accepté rien que pour jouir de la conversation d'un homme de sens droit et d'esprit cultivé, qui, bien qu'avancé en âge, conserve de l'entrain et le talent de rendre sa société agréable pour tout le monde. La chaleur d'hier a été après quelques coups de tonnerre, suivie d'une nuit fraîche: sans le savoir, je me suis endormi avec les fenêtres ouvertes et j'ai pris froid, selon que m'en a averti une douleur générale dans les membres. Je me lie aussi vite et aussi aisément que qui que ce soit, grâce à mon habitude de voyager; mais je n'aime pas à me mêler aux étrangers quand je me sens malade; c'est ennuyant, on s'en attire trop d'égards, on cause trop de dérangements. Ceci me fit refuser les instances obligeantes de M.M. Lazowski et Pomponne et aussi d'une Américaine très jolie et d'agréable humeur que je rencontrai chez ce dernier. Son histoire est singulière, quoique fort naturelle. C'est une miss Blake, de New-York. Ce qui l'amena à la Dominique, je l'ignore, mais son teint ne souffrit pas du soleil des tropiques. Un officier français, M. Tibalier, lors de la conquête de l'île, la fit sa prisonnière, puis devint bientôt le sien, en tomba amoureux, l'épousa, ramena sa captive en France et l'établit à Lunéville, lieu de sa naissance. Le régiment dont il est major étant en garnison dans une province éloignée, elle se plaint de n'avoir pas vu son mari six mois dans deux ans. En voilà quatre qu'elle habite Lunéville, et la société de trois enfants l'a réconciliée avec une vie qui était toute nouvelle. M. Pomponne, qui, m'assura-t-elle, est le meilleur des hommes, reçoit tous les jours moins pour sa propre satisfaction que pour la distraire. Lui-même est, comme cet officier, un exemple d'affection pour sa ville natale; attaché à la personne de Stanislas dans un emploi honorable, il a beaucoup vécu à Paris parmi les grands, dans la société intime des ministres; mais l'amour du natale solum l'a ramené à Lunéville, où depuis longues années il vit aimé et respecté, au milieu d'une élégante bibliothèque dans laquelle les poètes ne sont pas oubliés, n'ayant pas lui-même peu de talent à traduire en vers fort agréables les sentiments qu'il éprouve. Quelques couplets de lui placés sous le portrait de ses amis sont coulants et bien tournés. J'aurais eu grand plaisir à rester quelques jours à Lunéville; deux maisons m'y offraient une hospitalité cordiale et charmante; mais le voyageur a ses misères: tantôt des contrariétés qui surviennent au moment du plaisir, tantôt un plan arrêté qui ne lui permet pas de se détourner de son sujet.

Le 18. — Héming. Pays sans intérêt. — 28 milles.

Le 19. — Saverne (Alsace). Le pays continue le même jusqu'à Phalsbourg, petite ville fortifiée sur les frontières. Les Alsaciennes portent toutes des chapeaux de paille aussi grands qu'en Angleterre; ils abritent la figure et devraient abriter quelques jolies filles, mais je n'en ai pas encore vu une. Il y a, en sortant de Phalsbourg, des huttes misérables qui ont cependant et cheminées et fenêtres; mais les habitants paraissent des plus pauvres. Depuis cette ville jusqu'à Saverne ce n'est qu'une montagne avec des futaies de chênes; la descente est rapide, la route en zigzags. À Saverne je pus me croire vraiment en Allemagne: depuis deux jours le changement se faisait bien sentir; mais ici, il n'y a pas une personne sur cent qui sache un mot de français. Les appartements sont chauffés par des poêles; le fourneau de cuisine a trois ou quatre pieds de haut, plusieurs détails semblables montrent qu'on est chez un autre peuple. L'examen d'une carte de France et la lecture des historiens de Louis XIV ne m'avaient pas fait comprendre la conquête de l'Alsace comme le fit ce voyage. Franchir une haute chaîne de montagnes, entrer dans une plaine, qu'habite un peuple séparé des Français par ses idées, son langage, ses moeurs, ses préjugés, ses habitudes, cela me donna de l'injustice d'une telle politique une idée bien plus frappante que tout ce que j'avais lu, tant l'autorité des faits surpasse celle des paroles. — 22 milles.

Le 20. — Arrivé à Strasbourg, en traversant une des plus belles scènes de fertilité et de bonne culture que l'on puisse voir en France; elle n'a de rivale que la Flandre, qui la surpasse cependant. Mon entrée à un moment critique pensa me faire casser le cou; un détachement de cavalerie sonnant ses trompettes d'un côté, un autre d'infanterie battant ses tambours de l'autre, et les acclamations de la foule, effrayèrent tellement ma jument française, que j'eus peine à l'empêcher de fouler aux pieds Messieurs du tiers état. En arrivant à l'hôtel, j'ai appris les nouvelles intéressantes de la révolte de Paris: la réunion des gardes françaises au peuple, le peu de confiance qu'inspiraient les autres troupes, la prise de la Bastille, l'institution de la milice bourgeoise, en un mot le renversement complet de l'ancien gouvernement. Tout étant décidé à cette heure, le royaume entièrement aux mains de l'Assemblée, elle peut procéder comme elle l'entend à une nouvelle constitution; ce sera un grand spectacle pour le monde à contempler dans ce siècle de lumières, que les représentants de vingt-cinq millions d'hommes, délibérant sur la formation d'un édifice de libertés comme l'Europe n'en connaît pas encore. Nous verrons maintenant s'ils copieront la constitution anglaise en la corrigeant, ou si, emportés par les théories, ils ne feront qu'une oeuvre de spéculation: dans le premier cas, leurs travaux seront un bienfait pour la France; dans le second, ils la jetteront dans les désordres inextricables des guerres civiles, qui, pour se faire attendre, n'en viendront pas moins sûrement. On ne dit pas qu'ils s'éloignent de Versailles; en y restant sous le contrôle d'une foule armée, il faudra qu'ils travaillent pour elle; j'espère donc qu'ils se rendront dans quelque ville du centre, Tours, Blois ou Orléans, afin que leurs délibérations soient libres. Mais Paris propage son esprit de révolte, il est ici déjà: ces troupes qui ont manqué me jouer un si mauvais tour sont placées pour surveiller le peuple, que l'on soupçonne. On a déjà brisé les vitres de quelques magistrats peu aimés, et une grande foule est assemblée qui demande à grands cris la viande à 5 sols la livre. Il y a parmi eux un cri qui les mènent loin: Point d'impôts et vivent les états.» Visité M. Hermann, professeur d'histoire naturelle en cette université, pour lequel j'avais des lettres. Il a répondu à quelques-unes de mes questions, m'adressant pour les autres à M. Zimmer, qui, ayant pratiqué l'agriculture un peu de temps, s'y entendait assez pour donner de bons renseignements. — Vu les édifices publics et traversé le Rhin pour entrer un peu en Allemagne; mais rien ne marque que l'on change de pays; l'Alsace est allemande; c'est à la descente des montagnes que ce passage se fait. La cathédrale a un bel aspect extérieur; le clocher, si remarquable par sa beauté, sa légèreté et son élévation (c'est un des plus hauts de l'Europe), domine une plaine riche et magnifique, au milieu de laquelle le Rhin, grâce à ses nombreuses îles, ressemble plutôt à une suite de lacs qu'à un fleuve. — Monument du maréchal de Saxe, etc., etc. Je suis très embarrassé à cause de mon voyage à Carlsruhe, résidence du margrave de Bade: il y a longtemps que je m'étais promis de le faire, si jamais j'en venais à cent milles; la réputation du margrave m'aurait fait désirer d'y aller. Il a établi dans une de ses grandes fermes M. Taylor de Bifrons en Kent, et les économistes dans leurs écrits parlent beaucoup d'une expérience entreprise selon leurs plans physiocratiques, qui, quelque absurdes qu'en fussent les principes, montrait beaucoup de mérite chez ce prince. M. Hermann m'a dit aussi qu'il a envoyé une personne en Espagne pour acheter des béliers afin d'améliorer la laine j'aurais souhaité que ce fût quelqu'un qui s'y entendît ce qu'il ne faut guère attendre d'un professeur de botanique. Ce botaniste est la seule personne que M. Hermann connaisse à Carlsruhe; il ne peut, par suite, me donner de recommandation, et M. Taylor ayant quitté le pays, il me paraît impossible à moi, inconnu de tout le monde, de m'aventurer dans la résidence d'un prince souverain. — 22 1/2 milles.

Le 21. — J'ai passé une partie de ma matinée au cabinet littéraire à lire dans les gazettes et les journaux les détails sur les affaires de Paris; je me suis aussi entretenu, avec quelques personnes sensées et intelligentes, sur la révolution présente.