Coule doucement, doux Afton, entre tes rives vertes,
Coule doucement, douce rivière, sujet de ma chanson,
Ma Mary est endormie près de ton flot murmurant,
Coule doucement, doux Afton, ne trouble pas son rêve[614].
Enfin, la dernière nous transporte dans un paysage différent, plus sauvage et plus grand. Elle se rapporte, probablement, à quelque incident de son premier voyage de Mauchline à Édimbourg.
Ces sauvages montagnes, aux flancs moussus, si hautes et si vastes,
Qui nourrissent dans leur sein, la jeune Clyde,
Où les grouses mènent leurs volées se nourrir à travers la bruyère,
Où le berger garde son troupeau, en jouant sur son roseau,
Où les grouses conduisent leurs volées se nourrir à travers la bruyère,
Où le berger garde son troupeau en jouant sur son roseau.
Ni les riches vallées de Gowrie, ni les bords soleilleux du Forth
N'ont pour moi les charmes de ces moors sauvages et moussus;
Car là, près d'un ruisseau clair, solitaire et écarté,
Vit une douce fillette, ma pensée et mon rêve,
Car là, près d'un ruisseau clair, solitaire et écarté,
Vit une douce fillette, ma pensée et mon rêve.
Parmi ces sauvages montagnes, sera toujours mon sentier,
Où chaque ruisseau qui tombe et écume a sa gorge étroite et verte,
Car là, avec ma fillette, j'erre tout le jour,
Tandis qu'au-dessus de nous, inaperçues, passent les rapides heures de l'amour,
Car là, avec ma fillette, j'erre tout le jour,
Tandis qu'au-dessus de nous, inaperçues, passent les rapides heures de l'amour.
Elle n'est pas la plus jolie, bien qu'elle soit jolie,
De fine éducation sa part n'est que petite,
Ses parents sont aussi humbles qu'on peut être humble;
Mais j'aime la chère fillette, parce qu'elle m'aime;
Ses parents sont aussi humbles qu'on peut être humble,
Mais j'aime la chère fillette, parce qu'elle m'aime.
Quel homme ne se rend captif à la Beauté,
Quand elle a son armure de regards, de rougeurs et de soupirs?
Et quand l'esprit et l'élégance ont poli ses traits,
Ils éblouissent nos yeux, en volant à nos cœurs;
Et quand l'esprit et l'élégance ont poli ses traits,
Ils éblouissent nos yeux en volant à nos cœurs.
Mais la tendresse, la douce tendresse dans l'étincelle amoureuse du regard,
À pour moi un éclat plus brillant que le diamant,
Et l'amour qui agite le cœur, lorsque je suis serré dans ses bras,
Oh! tels sont les charmes vainqueurs de ma fillette!
Et l'amour qui agite le cœur, quand je suis dans ses bras,
Oh! tels sont les charmes vainqueurs de ma fillette![615]
Ne sont-ce pas là trois choses exquises? Quelle est celle qu'on pourrait sacrifier ou choisir? Et voici, à côté de ces pièces si simples, une autre plus complexe. La nature n'est plus seulement un cadre gracieux ou grandiose à la femme aimée, sans qu'elle participe aux sentiments exprimés. Elle devient une compagne dont la physionomie doit s'accorder avec la tristesse du poète, à laquelle elle doit prendre part.
Maintenant dans son manteau vert, la nature se pare
Et écoute les agneaux qui bêlent sur toutes les collines,
Tandis que les oiseaux gazouillent la bienvenue dans chaque bois vert
Mais pour moi tout est sans délices, ma Nannie est au loin.