—Sa façon si brusque de s’exprimer me gêne, dit Mathieu, un mélange de réserve et de passion assez inquiétant: on ignore où l’on va...
—Parlez d’Ida Randal aux hommes de la troupe et vous jugerez de l’importance de son rôle.
—Que faites-vous, ce soir, Hourgues?
—Des écritures indispensables, puisqu’il nous faut cette machine agricole dont je vous parlais hier... et vous?
—Je vais me promener un peu, regarder la lune... Elle s’arrondit délicieusement.
—Rendez donc visite à vos amis du camp. C’est je ne sais quelle fête d’anniversaire, en Amérique. Ici, l’on veillera jusqu’à minuit, pour commémorer.
—Excellente idée. Vous ne m’accompagnez pas?
—Non: cette lettre, quelques papiers à classer, et je me couche.
—Tant pis; dormez bien, mon ami.
—Belle promenade, Mathieu!»