Enfin, je t’ai trouvée !


Madeleine me trompe, Madeleine, ma femme, couche avec Jérôme, mon ami, là, bien en face, chez moi !

Certes, ils prennent leurs précautions, mais un malade peut avoir bonne vue, n’être pas tout à fait imbécile !

Madeleine et Jérôme !

Je croyais si fermement à l’amour de ma femme ! Je me forçais tant à croire, malgré certaines apparences, à la sûreté, à la fidélité de mon ami !

Or Jérôme est l’amant de Madeleine et ces deux êtres me narguent, me sachant indisponible. Aucun danger : ils peuvent se donner du plaisir. Ils se payent ma tête à bon marché et, sortant du lit qui nous appartenait jadis, où, Madeleine et moi, nous couchions ! il leur arrive, chauds encore d’une étreinte, d’aller à pas de loup vers la fenêtre (celle-là !), vêtus de kimonos, (la pudeur est une vertu), pour jeter un coup d’œil sur le compère étendu entre ses draps, au troisième étage, bien surveillé d’en bas par le numéro 13 qui lui sert de concierge.

Afin de faire durer leurs délices, cet excellent compère, s’est, de nouveau, cassé je ne sais quoi, par délicatesse…

Voilà un homme charmant, un vrai galant homme !

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