Jeanne est très étonnée. Elle ne sait de quoi il s’agit. Elle ne soupçonne rien.

« Parlez, jeune homme, je vous écoute. »

Mais, d’abord, il convient de se présenter.

« Je m’appelle Jacques Laurenty. »

Il n’a pas dit « Jacquot ».

Allons ! il faut avoir du courage.

« Mademoiselle, déclare-t-il tout à coup sur un ton décidé, Mademoiselle, j’ai un ami que j’aime beaucoup et que vous connaissez. Il s’appelle Jean Leduc. Il est très gentil. »

Jeanne ouvre de grands yeux.

« Je cause souvent avec lui et je sais qu’il a beaucoup de chagrin. Oh ! oui ! Mademoiselle ! je vous assure, il a beaucoup de chagrin, et je suis venu pour ça. »

Il s’arrête. Il a très chaud. Sa bouche est incertaine.