C’était la paix.

XXIX

Assis sur une pierre, Sylvius pleurait. Il se sentait encore tout glacé de sueur, tout grelottant, et les apparences de beauté tranquille qui l’entouraient ne lui furent d’abord d’aucun secours pour apaiser son effroi. Mais la nature nous caresse comme une mère et de façon si persuasive que le pire chagrin s’envole. Une heure plus tard, la terreur de Sylvius se fondait en plaintes.

« Ah ! murmurait-il, quelle est donc cette joyeuse frénésie dont parlent ceux qui reviennent de contempler la figure de la mort ? »

Vers lui les flots exhalèrent un soupir…

« Je sors de l’enfer, l’âme mouillée de peur, et maintenant une profonde mélancolie m’étreint… »

Une brise lui apporta le rêve chanté d’un rossignol…

« Que le monde devait être beau, jadis, quand les dieux vivants fleurissaient au soleil ! »

Voici que Sylvius veut se coucher pour dormir et dispose savamment une motte de terre qui lui servira d’oreiller, quand non loin, au bord de l’eau, il entend un gémissement. Sylvius se lève, marche vers ce bruit, hochant le chef, las, ennuyé, résigné à voir Zoroastre, Confucius ou le dieu des Zoulous dont la forme est indécente, mais l’être qui se dresse devant lui est plus étrange encore.