« A quoi sert de comprendre ? et Dieu dans son ciel, n’éprouve-t-il pas un plaisir moindre à estimer le ton d’une plainte humaine qu’à façonner de ses doigts une nouvelle cigale ? C’est à lui ou à moi-même qu’il me faut demander un conseil… Mais où me trouver moi-même, et où découvrir Dieu ? »
Il se souvint qu’étant enfant il l’avait vu, parfois, dans la fumée des encensoirs.
« Le reverrai-je ? » se disait-il en reprenant sa promenade.
Il marchait, recrutant de vieilles émotions, songeant aux angelots qui volent d’un air extasié. Il portait alors des culottes courtes et, quand il allait à la messe, les saints le regardaient avec leurs grands yeux de pierre. Gentiment, il secouait sa tête bouclée, et les saints aux yeux de pierre semblaient sourire.
« Mais, où suis-je donc ! »
Il avait atteint sans le savoir les jardins du Luxembourg. Là, tout près, se dressait le Panthéon. Sylvius eut un sourire amer.
« Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante… Ah ! que je voudrais… »
Il n’osait achever. — Il brava sa pensée :
« Ah ! que je voudrais dormir mon dernier sommeil en ce lieu ! »
Sylvius résolut de s’y rendre.