Sylvius s’en alla.
« La gloire ! un inconnu s’en est emparé ! Ah ! pourquoi n’irais-je pas la demander aux saints figurés en pierre qui me souriaient jadis ?… aux angelots ?… à Dieu lui-même ! »
Il partit hâtivement, mais, s’étant retourné, il lut encore sur le Panthéon ces mots :
Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante.
V
Sylvius se fit conduire à Notre-Dame.
Sitôt qu’il fut dans la Maison des Prières, il se sentit touché par cette force mystérieuse qui élève l’âme humaine au-dessus de son calice de chair comme une hostie.
L’homme quitte la rue et pénètre en ce lieu de la même façon furtive dont il quitterait une prison pour rentrer dans la vie. Il n’est plus habitué à se mouvoir librement. Il regarde autour de lui. On dirait qu’il a peur d’être accosté par un compagnon de bagne. Certes, il est heureux d’avoir laissé la chaîne et les contraintes qui furent quotidiennes, mais, de ce bonheur, il veut jouir sans être vu. Un geste le fait pâlir, il s’épouvante d’un mur qui le dévisage, — et il n’est muraille dont les yeux soient plus ouverts qu’une muraille de cathédrale. — Craindrait-il, sous cette nef, d’être reconnu par Dieu ?
Lentement il traverse la pénombre parfumée.