Les oiseaux disparurent dans les branches. Clorinde se vêtit, Lautonne prit une chaise. Sylvius attendait.
« Très réussi, ce petit divertissement, dit Lautonne. Eh bien ! qu’avez-vous fait ? Partons-nous ?
— Mon cher Lautonne, commença Persane, mon cher Lautonne… »
Il était tout ému. Entre ses mains, il tenait Chrysolet, couvert d’un mouchoir.
« Voici… ah ! comment dirais-je ?… Voici… En un mot… voici mon compagnon de voyage. »
Et il enleva le mouchoir, à regret, comme un avare découvre son trésor.
Lautonne toussa, étouffant un rire.
« Ah ! voilà donc votre fortune et le répondant de vos fantaisies !… fort bien !… une muse de poche ! »
Il regarda Clorinde du coin de l’œil.
« Je comprends ! dit-elle en pinçant la bouche et considérant Chrysolet, votre muse ne fait que naître, c’est un avorton ! une muse dans ses langes ! un soupçon, une once, un scrupule de muse !