« Oh ! vous viendrez ! M. Persane ! »

Elle sourit au jeune homme, mais l’orgueil de Sylvius était engagé. Il regarda Clorinde une dernière fois, murmura des regrets d’une voix trouble… (qu’il était donc difficile de se faire une volonté contraire à son désir !)… et franchit le seuil.

On entendait, dans l’escalier, le battement de petits pas et la respiration fréquente de quelqu’un à court d’haleine. C’était Chrysolet. Il franchit la dernière marche, traînant avec de grands efforts un objet mince et long compris dans une gaine.

« Ah ! mon petit ! Ta course était inutile ; nous ne partons pas.

— Songes ! balivernes ! histoires ! dit Chrysolet, je veux partir, moi ! »

Et, poussant la porte, il entra chez Lautonne.

Curieux de savoir la nature de son fardeau, Sylvius dut le suivre.

« Vous voilà déjà revenu, et pacifié, j’espère », dit Lautonne en offrant sa lourde main.

Malgré un reste de courroux, Sylvius lui fit bon visage. Il haussa les épaules.

« Ce n’est pas la première incorrection que je vous passe, » dit-il.