—Madame, je me marie.
La duchesse tressaillit à son tour.
—Vous vous mariez!… Est-ce possible?
—Dans une heure, madame.
—Avec qui donc, bonté divine?
—Avec Mlle Henriette de Balzac d'Entragues.
—Mais, vous êtes fou.
—Je le sais bien, madame, mais je me marie.
—Je vous ai laissé, à votre aise, courtiser, épier, assiéger cette fille, mais parce que je croyais qu'il ne s'agissait, de vous à elle, que d'une amourette, d'un passe-temps.
—Un passe-temps! de Mlle Henriette d'Entragues à moi! d'une fille de noblesse, d'une fille de grande maison à un pauvre petit gentilhomme de province… un passe-temps! Non, non, madame, c'est bel et bien une passion sérieuse, qui ne peut avoir de satisfaction que par le mariage, et encore!