—Accompagnée par deux personnes, deux femmes, mima Ayoubani.
—Cependant vous êtes venue seule, répondit Pontis. Seule! ô bonheur!…
Pour exprimer ô bonheur! on joint les deux mains en crispant les dix doigts les uns contre les autres et l'on jette au ciel des regards brûlants.
—Non, dit Ayoubani avec une petite moue triste.
—Vous, pas seule?
—Non, les deux compagnes à moi sont dans la litière, dehors.
—Eh bien! mais il faut les y laisser, puisqu'elles y sont! gesticula
Pontis.
—Impossible!
Pontis ne songea pas à se demander pourquoi ces surveillantes restaient si tranquillement dehors, au lieu de venir surveiller là où leur présence eût été nécessaire. La douleur d'Ayoubani demandait la répercussion d'une douleur immédiate. Il tâcha d'imiter la petite moue gracieuse de l'Indienne, et, disons-le, il s'en acquitta convenablement.
—Il faut les aller chercher, continua Ayoubani.