—Oh! pourquoi? demanda Pontis.

—Il le faut!… Mogol commande!

Mogol fut parlé.

Pontis baissa tristement la tête; mais alors la divine Ayoubani eut une idée.

Elle se leva, étira ses membres souples avec une afféterie délicieuse. Cambrée comme une nymphe, la tête jetée en arrière, sa jambe fine tendue, elle prit la pose d'une almée qui va entrer en danse.

En même temps elle montrait du doigt le dehors et indiqua le nombre deux.

—C'est-à-dire, devina Pontis, que vous allez faire venir les deux femmes et que vous danserez.

—Elles aussi, exprima Ayoubani en imitant les attitudes de deux femmes qui dansent en face l'une de l'autre.

—Très-bien! elle va faire danser ses surveillantes, comprit Pontis. Très bien!

Ayoubani voyant un sistre pendu à la tapisserie et un tambour de basque au-dessus, les détacha d'un air de triomphe.