Le 21 juillet l'impératrice Marie-Louise écrivait d'Aix à mon grand-père la lettre suivante:

«Il y a bien peu de temps que vous êtes parti et cependant je m'empresse de vous écrire pour que vous ne puissiez pas vous plaindre de mon inexactitude. J'espère que vous penserez quelquefois à moi et que vous ne vous laisserez pas aller à des pensées noires; en ce cas je vous rappelle la promesse de me l'écrire tout de suite pour que je puisse vous en dissuader (sic).

»Dans peu de jours vous serez content, vous serez avec votre famille, avec vos petits-enfants que vous trouverez bien grandis, au lieu que vous me manquez beaucoup, tant pour vos bons conseils que pour le plaisir que j'avais à causer avec vous.

»Ma santée (sic) va assez bien; j'ai pris le premier bain aujourd'hui, je ne sais si j'aurai le courage de continuer, car ils sentent bien mauvais.

»Je ne vous écris pas une longue lettre parce qu'il est bien tard; je vous prie de croire à tous mes sentiments d'estime et d'amitié.

»Votre très affectionnée,

»LOUISE.»

Autre lettre:

«Aix, 28 juillet 1814.

»Je ne vous ai pas écrit la semaine passée parce que je n'ai pas eu un moment de temps à moi, j'espère que vous n'aurez pas été inquiet de mon silence, parce que j'avais chargé la duchesse de Montebello de vous donner de mes nouvelles.