[10] Littéralement: a dit: On est prié dans cette maison. Les mots synonymes de lois sont évités par ce peuple singulier, comme impliquant une idée de contrainte. Si le Tur avait décidé que son Collège des Sages devait disséquer, le décret aurait porté ceci: On prie, pour le bien de la communauté, que le Tish carnivore soit prié de se soumettre à la dissection.

—Oui.

—Puis-je, du moins, sans manquer à cette loi, vous demander si les Gy-ei de votre pays sont d'une couleur pâle comme la vôtre et si elles ne sont pas plus grandes?

—Je ne pense pas, ô belle Gy, enfreindre la loi d'Aph-Lin, à laquelle je suis plus obligé que tout autre de me soumettre, en répondant à des questions aussi inoffensives. Les Gy-ei de mon pays sont beaucoup plus blanches et elles sont ordinairement plus petites que moi d'au moins une tête.

—Elles ne peuvent être aussi fortes que les Ana parmi nous. Mais je pense que leur force en vril, supérieure à la vôtre, compense une si grande différence de taille.

—Elles ne se servent pas de la force du vril comme vous l'entendez. Mais cependant elles sont très puissantes dans mon pays et un An n'a pas grande chance de mener une heureuse vie s'il n'est pas plus ou moins gouverné par sa Gy.

—Voilà un mot plein de sentiment,—dit la sœur de Taë d'un ton à demi triste, à demi pétulant.—Vous n'êtes pas marié sans doute?

—Non.... certainement non.

—Ni fiancé?

—Ni fiancé.