«Mon intention est, au surplus, que pendant cette campagne vous teniez la main que mes ordonnances et règlements pour la marine soient observés exactement dans les navires et autres bâtiments portant mon pavillon qui seront sous vos ordres.

«Et, la présente n’étant à autre fin, je prie Dieu qu’il vous ait, monsieur du Casse, en sa sainte garde.

«Écrit à Versailles, le 12 février 1714.

Signé: «Louis.»

Le temps employé par du Casse à prendre les eaux de Bourbon n’avait pas été un temps perdu; son état général s’en était ressenti d’une façon heureuse et s’était beaucoup amélioré en quelques jours. Depuis son arrivée à Toulon, il allait de mieux en mieux; le 25 février, de Vauvré écrivit à Pontchartrain:

«La santé et les forces de M. du Casse se rétablissent visiblement.»

Le 27, pour lui indiquer que ce n’est pas la santé du commandant en chef qui retarde son départ, mais seulement un temps défavorable, l’intendant écrit:

«Ce sont les vents qui détermineront le départ de M. du Casse.»

Et, le 11 mars, M. de Bellefontaine à son tour écrit au ministre:

«Monseigneur, je puis vous assurer que le départ de M. du Casse n’a été retardé que par le mauvais temps, et qu’il s’embarquera et partira aussitôt que le vent sera favorable. Sa santé à la vérité n’est pas des meilleures, mais sa bonne volonté et son courage y suppléeront.»