—Eh! bien, mon petit ami, cela me donne une fort mauvaise opinion de votre chef,—répondit doña Perfecta.
—C’est un... malheureux,—dit Pinzon, du ton de quelqu’un qui, par respect, n’ose pas appliquer un plus énergique qualificatif.
—En mettant les choses au mieux Sr. Pinzon, et en faisant une très honorable exception en votre faveur—affirma doña Perfecta—il est impossible de nier qu’il y a dans l’armée espagnole des gens...
—Notre brigadier était un excellent officier avant de s’adonner au spiritisme...
—Au spiritisme!
—Cette secte qui évoque les spectres et les esprits au moyen des pieds de table!...—s’écria en riant le chanoine.
—Par curiosité, par pure curiosité—dit emphatiquement Jacintillo—je me suis fait envoyer de Madrid l’ouvrage d’Allan Kardec. Il est bon de se mettre au courant de tout.
—Est-il, Jésus Dieu, possible de commettre de pareilles extravagances!... Dites-moi, Pinzon, est-ce que mon neveu est aussi inféodé à cette secte des pieds de table?
—Je serais tenté de croire que c’est lui qui a converti notre brave brigadier Batalla.
—Ah! mon Dieu!