—Faites-lui mes compliments,—dit gaiement Pepe ne trouvant pas de meilleure formule pour se débarrasser du législateur spartiate.
—Que Dieu garde donc le señor D. José.
—Adieu.
L’ingénieur n’avait pas encore vidé sa malle qu’il vit pour la troisième fois apparaître à travers la porte les brillants petits yeux et la sournoise physionomie du tio Licurgo.
—Que le señor D. José me pardonne,—dit-il avec un sourire affecté qui découvrit ses dents blanchâtres,—mais, s’il préférait que cela s’arrangeât à l’amiable... Bien que, comme dit l’autre, si tu soumets tes affaires à des tiers, les uns diront blanc et les autres noir...
—Morbleu, aurez-vous bientôt fini?
—Je vous dis cela parce que les procès ne me vont pas. Je n’aime pas à avoir affaire aux tribunaux. Mieux vaut le plus mauvais arrangement que le meilleur procès... Cela dit, adieu, señor D. José. Que Dieu vous donne de longs jours dans l’intérêt des pauvres...
—C’est bon, c’est bon, adieu.
Pepe ferma la porte à clef, et dit à part lui:
—Les gens de ce pays me paraissent passablement chicaneurs.