—Le Sr. D. Jacinto—dit Pepe Rey—n’écrit pas à la légère et il s’arrange de façon à ce que ses œuvres soient un trésor d’érudition.
—Mais ce garçon-là va se rendre malade, Sr. D. Inocencio—objecta doña Perfecta.—Au nom du ciel, prenez-y garde. A votre place je limiterais ses lectures.
—Puisque nous sommes obligés d’attendre—indiqua le petit docteur d’un ton fortement présomptueux—j’emporterai aussi le tome troisième des Conciles. N’êtes-vous pas de cet avis, mon oncle?...
—Comment donc, ne néglige pas cela. Il ne manquait plus...
Heureusement arriva alors le Sr. D. Cayetano (qui d’habitude passait ses soirées chez D. Lorenzo Ruiz,) et lorsqu’il leur eut remis les livres, l’oncle et le neveu se retirèrent.
Pepe Rey lut sur le visage attristé de sa cousine un vif désir de lui parler. Il s’approcha d’elle pendant que doña Perfecta et D. Cayetano causaient ensemble d’une affaire d’intérieur.
—Tu as fait de la peine à maman—lui dit Rosario.
Ses traits exprimaient une sorte de frayeur.
—C’est vrai—répondit le jeune homme—j’ai offensé ta mère: je t’ai offensée toi-même...
—Non, moi pas—car d’avance je me figurais que l’enfant Jésus ne doit pas porter des pantalons.