—Bien, bien, maintenant j’ai vu.
—Vous ne les connaissez pas?
—Sur ma vie, je vous le jure.
—Ce sont les petites Troya, les demoiselles Troya, les filles de Troya. Alors vous ne connaissez rien de beau... Trois enfants charmantes, filles d’un colonel d’état-major tué dans les rues de Madrid en 1854.
La jalousie s’ouvrit de nouveau et deux têtes apparurent.
—Elles se moquent de nous, Sr. D. Pepe—dit Tafetan en faisant de la main un salut amical aux jeunes filles.
—Est-ce que vous les connaissez?
—Comment ne les connaîtrais-je pas? Ces malheureuses sont dans la misère, je ne sais vraiment pas de quoi elles vivent. A l’époque où fut tué D. Francisco Troya, on fit une souscription pour les empêcher de mourir de faim, mais cela ne put pas les mener bien loin.
—Pauvres filles! Je me figure qu’elles ne sont pas des modèles de vertu...
—Pourquoi donc?.. Je ne crois pas ce qu’on dit d’elles dans la ville.