«O mes livres! mes économies et mes amours! une fête à mon foyer, un repos à l'ombre du vieil arbre, mes compagnons de voyage!... et puis, quand tout sera fini pour moi, les témoins de ma vie et de mon labeur!»

X

A côté de ceux qui adorent les livres, les chantent et les bénissent, il y a ceux qui les détestent, les dénigrent et leur crient anathème; et ceux-ci ne sont pas les moins passionnés.

On voit nettement la transition, le passage d'un de ces deux sentiments à l'autre, en même temps que leur foncière identité, dans ces vers de Jean Richepin (Les Blasphèmes):

Peut-être, ô Solitude, est-ce toi qui délivres

De cette ardente soif que l'ivresse des livres

Ne saurait étancher aux flots de son vin noir.

J'en ai bu comme si j'étais un entonnoir,

De ce vin fabriqué, de ce vin lamentable;