Quand sa femme lui eut parlé, il ne put s’empêcher de hurler :
— Ah ! pourquoi n’y va-t-elle pas chez les basques ? Est-ce qu’on ne s’en passerait pas ici ?
Ambrosine s’indigna d’une pareille ingratitude.
— Comment, méchant homme, c’est toi qui dit ça, quand elle t’a soigné, ce matin encore ?
Ce fut, bientôt, une dispute épouvantable. Et, quoique Ambrosine eût à se féliciter de s’être vengée de Pascal par avance en n’attendant pas cette occasion pour le tromper, elle se promit bien de mettre Maïténa au courant de la nouvelle vilenie de cet homme afin de lui créer en elle une ennemie.
— Tu t’en repentiras, fils de chienne, d’être impoli.
Il se tut le premier, saisi d’inquiétude. Il n’était pas utile qu’il se créât, à présent, des ennuis dans son intérieur.
Il oublia tout de suite Ambrosine. Il ne songea plus qu’à Maïténa. C’est alors qu’il commença à se tourmenter de ne pas savoir ce qu’il devait craindre d’elle. Il ne supposait même pas qu’elle pût prévenir la police.
Ce jour-là s’écoula. D’autres suivirent tout naturellement. Il ne dormit plus. Il évita le quartier qu’habitait la veuve. Il possédait près de chez elle un champ qui le forçait, autrefois, à passer devant sa maison. Il le laissa sans culture.
Et, un beau jour, sa femme se plaignit publiquement de sa paresse. Elle se trouvait au lavoir avec d’autres ménagères et Maïténa.