Un homme apparaissait au coin de la maison. La figure luisante, une lanterne d’étable à la main, il marchait tout droit sur Pascal. Il éclaira bientôt tout Pascal. La lumière disloqua ses traits. Pascal souffrit de surprise et de clarté. Une voix, brusquement, le pansa.
— Salaud !
— C’est toi, Omer ?
Celui-ci ne lui répondit pas ; mais il laissa tomber sa lumière, et le prit à la gorge.
— Je t’ai vu sortir, fils de charogne !
— De quoi te mêles-tu, bête que tu es ?
Maïténa, toute nue, ne songeant pas à se cacher avec les lambeaux de sa chemise, regardait ardemment.
Les deux frères roulèrent par terre. Ils échangeaient, par rafales, coups de genoux, coups d’épaules et coups de front. Finalement, Omer eut le dessus.
— Je veux que tu meures !
Le monde entier se résumait pour Maïténa dans cette bataille. Tous ses muscles se tendaient pour aider Omer. Les poings qui meurtrissaient Pascal communiquaient directement avec son esprit.