ANTOINETTE.
Cela étant, maman, comme mon papa ne s’en soucie pas, je les remettrai dans le ruisseau.
LA MÈRE.
Non, mon enfant, mets-les plutôt dans une petite corbeille avec du cresson de fontaine : tu les donneras à cette pauvre femme malade, à qui on a ordonné des bouillons pour purifier le sang.
LE PÈRE, à Antoinette.
Assieds-toi là, ma fille, et mangeons.
LA MÈRE, à Antoinette.
Ne m’ôte point la vue de la campagne. Tu es tout interdite aujourd’hui de ne point voir ton frère.
ANTOINETTE.
Oh ! maman, il ne lui arrivera pas de mal ; notre chien est avec lui.