LE PÈRE.
Mon fils, vous avez rencontré des gens masqués : cette aventure cache quelque intrigue. Il ne faudra pas manquer de porter vous-même, ce soir, cette lettre au château de Mondor. Quand on se charge d’une commission, il faut la remplir dans toutes ses circonstances.
MONDOR, agité de différents mouvements, se lève de sa place et se rassied.
Mon hôte, je vais me promener pendant quelques moments ; je ne peux rester longtemps assis, je suis sujet à des maux de nerfs.
LE PÈRE.
Rien n’est meilleur en effet que l’exercice pour les maux de nerfs ; la solitude y est bonne aussi. Si vous voulez vous reposer un instant dans la maison, seul auprès du feu, vos vapeurs se calmeront.
MONDOR.
Non, non, bien obligé ; ne faites pas attention à moi ; l’attention d’autrui redouble mon mal.
(Il va et vient en se promenant hors la barrière, la main appuyée sur le front, et prêtant l’oreille à la conversation.)
LE PÈRE.